Jean Bloechlinger
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Jean Bloechlinger : un tailleur de diamant sur papier
« recherche de l’esthétique par les formes simples »
Quand dans la tête d’un homme des sciences, la nuit, les chiffres se changent en formes et en couleurs, le comptable devient artiste. Moi qui avais toujours cru que les deux domaines étaient incompatibles, Jean Bloechlinger, aujourd’hui, me prouve le contraire.
Un grand Merci, à celui qui aura su enterrer la hache de guerre entre la mathématique et moi-même !
Mais quel a été l’élément déclencheur d’un tel développement artistique nocturne ? Tout simplement, le souvenir d’un dessin d’universitaire créé sur le bord d’un bureau « Ne le jette pas Jean, c’est de l’art ! »
Ainsi, après de longues années de labeur assidue dans une des très grandes entreprises genevoises en tant que comptable, ce souvenir vient l’interpeler et Jean Bloechlinger commence ses premiers travaux artistiques en 2002.
Une fois le veston au vestiaire, Jean Bloechlinger met en marche sa stéréo et se laisse porter par la musique classique, qu’il affectionne particulièrement. Son cerveau alors se vide sur du Vivaldi, Chopin ou Schubert, selon l’humeur et commence à entrer dans un état méditatif. Sujet inépuisable d’inspiration ? Les formes simples, parce que celles-ci ouvrent une porte sur une créativité infinie.
Sans prétention de grand artiste, Jean Bloechlinger se munit simplement de ses stylos feutres Caran d’Ache, de ses compas et règles traçant des traits parallèles. La danse sur la feuille blanche peut commencer ; le point de départ étant, toujours, au centre, les oeuvres s’ouvrent sur les pages blanches comme des fleurs.
Partant de formes élémentaires, Jean Bloechlinger évolue intuitivement autour de celles-ci, pourvu qu’elles restent harmonieuses et et correspondent à cette perpétuelle recherche de la précision et de l’esthétisme. Mariage de couleurs primaires et de formes basiques qui donneront des oeuvres complexes et colorées. C’est une réelle invitation à un voyage pour le spectateur ; comme si celui revient sur son enfance, faisant abstraction du temps présent et plonge son regard à travers un kaléidoscope, pour y imaginer une histoire sans fin de nuages, d’animaux, d’univers et planètes.
Notre artiste aux faux airs de scientifique, nous propose simplement, de prendre un ticket pour l’imaginaire, en voguant sur les lignes épurées de ses productions et oublier, le temps de cette traversée, le quotidien du Monde des Grands.
Victoria von Fliedner
